Résumé: En Belgique, une femme sur trois, au moins, a reçu des coups, subi des relations sexuelles imposées ou d’autres formes de mauvais traitements au cours de son existence.
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La violence conjugale

Une machine à écrire

Un article écrit pour vous par Catherine de Voghel

Beaucoup de femmes sont confrontées à des maltraitances intrafamiliales,
souvent de la part de leur conjoint. Ces maltraitances et autres violences peuvent être physiques, verbales, sexuelles et/ou psychologiques. Les violences conjugales se retrouvent hélas dans toutes les couches sociales.

La nature “privée” de ces violences les rend souvent invisibles. Tout se passe derrière les portes closes du foyer. Et de l’extérieur, le voisinage, l’entourage se réfugient trop souvent encore derrière l’idée qu’il s’agit d’une affaire de famille, dont on ne se mêle pas, d’une partie “normale” de la vie de couple. Loin de considérer que cette violence relève du délit.

Pourtant, la loi peut protéger ces femmes contre leur partenaire violent. Ainsi, en 2004, le Parquet de Liège adoptait une nouvelle politique en matière de violences au sein du couple, baptisée circulaire “tolérance zéro”. Il s’agissait pour les magistrats et les services de police liégeois de mettre fin au classement sans suite des plaintes déposées par les victimes, de mettre fin à une forme de sentiment d’impunité ressenti en conséquence de ce classement par les auteurs. La circulaire a été, en 2006, étendue à tous les arrondissements du pays.

Si vous êtes vous-même victime de violence conjugale ou intrafamiliale, n'hésitez pas : faites appel à un professionnel.

Mais surtout, parlez-en autour de vous, c'est le meilleur moyen pour que cela cesse.
5 pages liées, à lire aussi:
1. Violence dans le couple, violence conjugale, femme battue
2. Manifestations de la violence dans le couple
3. Aide aux femmes battues ou victimes de violence
4. Praxis ASBL - Aide aux auteurs de violence
5. Thérapie de couple